par
danycab
le ven 02 nov 2007 06:00 CET
Pourquoi diable n’y aurait il qu’un jour dans l’année pour honorer ceux qui nous ont quittés ?
Cependant, quand on aime, quand on a aimé, il ne se passe pas de jour sans qu’on ait une pensée – même fugitive – pour ceux qui sont partis avant nous ; mais puisque le 2 novembre leur est consacré, je vais aujourd’hui écrire à ceux qui ont laissé un grand vide dans mon cœur.
Grand-mère, tu nous a quittés un mois avant que je me marie, tu avais 96 ans et je garde le souvenir d’une frêle petite dame âgée, gourmande et toujours élégante.
Puis, en 1976, c’est ton fils, notre grand-père « Bonpa » qui est allé te rejoindre...
Et il y eut l’année 1989 qui fut une année noire : Jacquie, la cousine germaine de Guy, un cancer, elle avait 35 ans et Marie-Pierre, notre petite sœur, âgée de 26 ans à peine, elle finissait ses études de médecine, elle était fiancée, elle était en pleine santé... une regrettable erreur d’anesthésie...
De ce jour, Mamie, notre grand-mère (veuve de Bonpa) n’eut de cesse de répéter « mais que fait le bon Dieu, il m’a oubliée et pourquoi ne m’a-t-il pas prise plutôt que cette petite ? » Il l’oublia jusqu’à ce qu’elle eut 96 ans, c’était en 1992...
Papa et maman ne se sont, bien sur, jamais remis du décès de leur petite dernière et tous deux sont partis respectivement en 1999 et 2001 la rejoindre ; ils sont maintenant réunis tous les trois dans le petit cimetière du village.
En 2003 c’est au papa de Guy que nous avons dit adieu.
Début 2005 ce fut Tatie Mimi, la sœur de maman qui nous a quittés et la veille de Noël, nous avons assisté aux derniers moments de la maman de Guy.
Que toutes celles et tous ceux que je viens de citer et quelques autres auxquels je pense souvent sachent que je ne les oublie pas et que je n’ai pas besoin du 2 novembre pour les sentir tout près de moi...