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Jeudi 19 Juillet

Oh ! la coquine...
par
danycab
le jeu 19 jui 2007 09:21 CEST
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Lettre de George Sand à Alfred de Musset

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Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai bien compris l'autre jour que vous aviez toujours une envie folle de me faire danser. Je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à montrer mon affection toute désintéressée et sans cal- cul, et si vous voulez me voir ainsi vous dévoiler, sans artifice, mon âme toute nue, daignez me faire visite, nous causerons et en amis franchement je vous prouverai que je suis la femme sincère, capable de vous offrir l'affection la plus profonde, comme la plus étroite amitié, en un mot : la meilleure épouse dont vous puissiez rêver. Puisque votre âme est libre, pensez que l'abandon ou je vis est bien long, bien dur et souvent bien insupportable. Mon chagrin est trop gros. Accourrez bien vite et venez me le faire oublier. À vous je veux me sou- mettre entièrement. Votre poupée
Et maintenant, relire une ligne sur deux en commençant par Je suis toute émue ...
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Vendredi 13 Juillet

Poésie pour Sautès...
par
danycab
le ven 13 jui 2007 06:00 CEST
En faisant des recherches pour le blog du Domaine de Sautès,voilà que je suis tombée sur une poésie de Charles-François Panard (ou Pannard) , poète et dramaturge français né à Courville-sur-Eure le 2 novembre 1689 et mort à Paris le 13 juin 1765; celui-ci fréquentait les cafés, écrivait sur des coins de tables et des papiers sur lesquels les taches de vin étaient, selon lui, « le cachet du génie ». Il a notamment composé de célèbres calligrammes, vers bachiques dont les mètres inégaux forment le dessin d'une bouteille ou d'un verre et je vous fais profiter de ma découverte :
La bouteille.
Que mon Flacon Me semble bon. Sans lui L´ennui Me suit, Me suit ; Je sens Mes sens Mourants, Pesants. Quand je le tiens Dieu ! que je suis bien ! Que son aspect est agréable ! Que je fais cas de ses divins présents ! C´est de son sein fécond, c´est de ses heureux flancs Que coule ce nectar si doux, si délectable, Qui rend tous les esprits, tous les coeurs satisfaits. Cher objet de mes voeux, tu fais toute ma gloire : Tant que mon coeur vivra, de tes charmants bienfaits Il saura conserver la fidèle mémoire. Ma muse à te louer se consacre à jamais. Tantôt dans un caveau, tantôt sous une treille, Ma lyre, de ma voix accompagnant le son, Répétera cent fois cette aimable chanson : Règne sans fin, ma charmante bouteille, Règne sans cesse, ô mon joli flacon !
Un poème de Charles-François Panard
J'ai également relevé "la Dive Bouteille" de François Rabelais
que vous pouvez lire sur le blog de Sautès
Dimanche 3 Juin

Maman printemps ...
par
danycab
le dim 03 jun 2007 06:00 CEST
Maman-printemps Voilà des baisers blancs Des baisers bleus, Des baisers de toutes les couleurs. Des baisers-pois-de-senteur Légers, légers, légers… Des baisers pâquerettes Tout ébouriffées Et des baisers-soleil Avec des coeurs Grand comme ça Maman printemps Voilà tout un bouquet De baisers-fleurs.

L'origine de la Fête des Mères à travers le temps et l'espace :
Dans la Grèce antique, au printemps les anciens Grecs fêtaient Rhéa, la mère de tous les dieux
A Rome, au Vème siècle avant Jésus-Christ, on célébrait au mois de juin les "Matralia", la fête des femmes et des mères. La religion fit peu à peu disparaître ces coutumes païennes.
En Angleterre, entre le XVème et le XVIIème siècle, au début du carême, on commença à célébrer une fête appelée "Mothering Sunday". La date fut ensuite fixée au quatrième dimanche du printemps. C'était l'occasion pour toutes les mères qui travaillaient comme domestiques dans les familles fortunées de retourner passer la journée à la maison avec leur famille, puisque qu'elles avaient congé à cette occasion.
Aux États-Unis, c'est en 1872 que Julia Ward Howe lança l'idée de la fête des mères. A cette occasion, elle organisait une célébration spéciale à Boston à tous les ans. L'idée fut reprise en 1907 par une autre américaine de Philadelphie, Ana Jarvis. La première célébration eut lieu le deuxième dimanche de mai, à Grafton, Virginie de l'Ouest. Cette date était l'anniversaire du décès de la mère d'Ana. L'année suivante, la fête fut aussi célébrée à Philadelphie. Ana Jarvis entreprit une importante campagne pour instituer la Fête des Mères sur le plan national et en 1911, cette fête était célébrée dans à peu près tous les états américains. En 1914, le président Woodrow Wilson fit de la Fête des Mères une fête officielle devant se tenir le 2ème dimanche de mai.
En Belgique, la Fête des Mères se tient généralement le second dimanche du mois de mai. Elle a été instaurée à la suite des Etats-Unis et s'est calquée sur cette coutume américaine comme d'autres pays : notamment le Danemark, la Finlande, l'Italie,la Suisse, la Turquie, l'Australie. Mais la date de la fête des mères n'est pas toujours la même selon les régions de la Belgique. Par exemple, en région Anversoise, la fête des mères est célébrée le 15 août, jour de Marie.
En France, en 1806, Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps. En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance l'idée d'une fête des enfants. En juin 1906, dans l'Isère, se déroule la première célébration des mères, sur l'initiative de l'Union Fraternelle des Pères de Famille. Le 31 décembre 1917, à Paris, on organise une fête des familles nombreuses. Le 16 juin 1918, à Lyon, est célébrée la première "Journée des mères". À la suite de cet événement, l'idée d'une Journée des Mères de Famille est lancée. Selon certains, les français se seraient inspirés des Américains qui, pendant la première guerre mondiale, envoyaient massivement du courrier à l'occasion de la fête des mères (qui était déjà établie aux Etats-Unis). À ce moment là la date envisagée pour cette fête est le 15 août. Le 9 mai 1920, le ministre de l'Intérieur proclame la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. L'apothéose de la fête se déroule à Paris le 19 décembre, bien loin du 15 août initialement prévu! Le Gouvernement prend alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926. Aujourd'hui, la fête des mères se célèbre le dernier dimanche du mois de mai, sauf lorsque celui-ci est aussi le jour de la Pentecôte (comme cette année). La fête des mères est alors reportée au premier dimanche de juin (le 3 juin, pour cette année). C'est une fête officielle.
Au Viêt-Nam, comme les européens, les vietnamiens ont aussi la fête des Mères. C'est la fête du Vu Lan au 15è jour du 7ème mois lunaire.
Vendredi 1 Juin

Des fables ...
par
danycab
le ven 01 jun 2007 06:00 CEST
Voici trois fables mettant en scène des tortues et des oiseaux, oeuvres d'auteurs d'époques très éloignées :

La Tortue et l’Aigle d’après Esope (VIIe VIe siècle av. J.C.-)
La tortue mal satisfaite de sa condition, et ennuyée de ramper toujours à terre,
souhaita devenir Oiseau, et pria très instamment l'Aigle de lui apprendre à voler.
L'Aigle s'en défendit d'abord, lui représentant qu'elle demandait
une chose contraire à son tempérament ;
cependant se laissant vaincre par les prières de la Tortue,
il la prit entre ses serres et l'enleva ; et l'ayant lâchée au milieu des airs,
elle tomba sur une pointe de rocher, se brisa le corps, et mourut de cette chute.
Sans qu'un chacun soit content de son état, il y en a eu plusieurs,
que s'ils se fussent contentés de leur moyenneté, ils pouvaient vivre en sûreté:
mais étant monté en haut degré, ils sont tombés en danger.
La Tortue et les deux Canards d’après IBN-AL-MUQAFFA‘ (724-759, VIII° Siècle).
Fables et contes traduits de la littérature arabe ancienne par Fahd TOUMA
(Du livre de Kalila Wa Dimna)
On raconte que deux canards et une tortue vivaient près d’un étang où poussait une herbe abondante. Les deux canards et la tortue étaient liés d’amitié et d’affection. Il advint que l’eau de l’étang tarit ; alors les deux canards vinrent faire leurs adieux à la tortue et lui dirent :
-« Reste en paix, amie ; nous quittons cet endroit car l’eau commence à manquer ». -« Le manque d’eau, leur dit la tortue, m’affecte plus que toute autre créature, car je suis comme la barque : je ne peux vivre que là où l’onde abonde. Tandis que vous deux, vous pouvez survivre partout ; emmenez-moi donc avec vous. » Ils acceptèrent. - « Comment ferez-vous pour me porter ? » demanda-t-elle. - « Nous prendrons chacun le bout d’une branche, dirent-ils, et tu te suspendras, avec ta bouche, par le milieu alors que nous volerons avec toi dans les airs. Mais garde-toi, si tu entends les gens parler, de prononcer un mot. » Puis ils la portèrent et volèrent dans les airs.
- « C’est incroyable, dirent les gens lorsqu’ils les virent. Une tortue entre deux canards qui la portent.» - « Ô gens de mauvaise foi, que Dieu vous fasse crever les yeux ! » pensa la tortue, lorsqu’elle les entendit. Mais dès qu’elle ouvrit la bouche pour parler, elle tomba sur la terre ferme et creva.
La Tortue et les deux Canards d’après La Fontaine (1621 – 1695)
Une tortue était, à la tête légère, Qui lasse de son trou, voulut voir le pays. Volontiers on fait cas d'une terre étrangère; Volontiers gens boiteux haïssent le logis. Deux canards, à qui la commère Communiqua ce beau dessein, Lui dirent qu'ils avaient de quoi la satisfaire. " Voyez-vous ce large chemin? Nous vous voiturerons, par l'air, en Amérique : Vous verrez mainte république, Maint royaume, maint peuple; et vous profiterez Des différentes moeurs que vous remarquerez. Ulysse en fit autant. " On ne s'attendait guère De voir Ulysse en cette affaire La tortue écouta la proposition. Marché fait, les oiseaux forgent une machine Pour transporter la pèlerine.
Dans la gueule, en travers, on lui passe un bâton. " Serrez bien, dirent-ils, gardez de lâcher prise. " Puis chaque canard prend ce bâton par un bout. La tortue enlevée, on s'étonne partout De voir aller en cette guise L'animal lent et sa maison, Justement au milieu de l'un et l'autre oison. " Miracle! Criait-on : venez voir dans les nues Passer la reine des tortues. - La reine! Vraiment oui : je la suis en effet, Ne vous en moquez point. " Elle eût beaucoup mieux fait De passer son chemin sans dire aucune chose; Car, lâchant le bâton en desserrant les dents, Elle tombe, elle crève aux pieds des regardants. Son indiscrétion de sa perte fut cause.
Imprudence, babil, et sotte vanité, Et vaine curiosité, Ont ensemble étroit parentage Ce sont enfants tous d'un lignage.
Mercredi 9 Mai

La coccinelle.
par
danycab
le mer 09 mai 2007 06:00 CEST

Elle me dit : Quelque chose me tourmente. Et j'aperçus Son cou de neige, et, dessus, Un petit insecte rose.
J'aurais dû - mais, sage ou fou, A seize ans on est farouche, Voir le baiser sur sa bouche Plus que l'insecte à son cou.
On eût dit un coquillage ; Dos rose et taché de noir. Les fauvettes pour nous voir Se penchaient dans le feuillage.
Sa bouche franche était là : Je me courbai sur la belle, Et je pris la coccinelle ; Mais le baiser s'envola.
- Fils, apprends comme on me nomme, Dit l'insecte du ciel bleu, Les bêtes sont au bon Dieu, Mais la bêtise est à l'homme.
Victor Hugo (1802 - 1885) - Recueil : Les Contemplations
Samedi 5 Mai

Un ami sincère.
par
danycab
le sam 05 mai 2007 16:16 CEST

Un ami, un vrai On ne le perd jamais Même si pendant quelque temps de lui on est éloigné Quand on le revoit c'est comme si hier, on s'était parlé Entre nous il n'y a aucun secret Tout ce que l'on vit, l'autre le sait Quand l'amour dans la vie d'un est entré L'autre se fait discret, pour ne pas le déranger Mais si la maladie chez l'un est installée Tout en souffrant pour lui, l'autre sera là pour l'encourager On a tous besoin d'un ami sincère C'est le plus beau cadeau, que l'on peut avoir sur la terre.
www.chezmaya.com
Mercredi 2 Mai

CARCASSONNE : célébrité
par
danycab
le mer 02 mai 2007 18:50 CEST
Né et baptisé le 29 juillet 1750 à Carcassonne, Philippe-François-Nazaire Fabre, plus connu sous le pseudonyme de Fabre d'Églantine est un acteur, dramaturge, poète et homme politique français ; il fut guillotiné à Paris le 5 avril 1794.
C'est au cours d'un séjour à Maastricht en 1780 qu'il composera, sur une musique du violoniste Victor Simon, la chanson L'Hyménée, qui deviendra célèbre sous le titre de son premier vers "Il pleut, il pleut, bergère..." Il fut guillotiné selon "son" calendrier, le 16 germinal an II : il avait voté la mort de Louis XVI. La légende veut qu'il ait fredonné sa célèbre chanson sur la charrette qui le conduisait à l'échafaud.
Voici cette chanson dont on ne connait, en général, que la première strophe :

Il pleut, il pleut, bergère, Presse tes blancs moutons, Allons sous ma chaumière, Bergère, vite, allons ; J'entends sur le feuillage, L'eau qui tombe à grand bruit : Voici, voici l'orage ; Voilà l'éclair qui luit.
Entends-tu le tonnerre ? Il roule en approchant ; Prends un abri, bergère, À ma droite, en marchant. Je vois notre cabane... Et, tiens, voici venir Ma mère et ma soeur Anne, Qui vont l'étable ouvrir.
Bonsoir, bonsoir, ma mère ; Ma soeur Anne, bonsoir ; J'amène ma bergère Près de vous pour ce soir. Va te sécher, ma mie, Auprès de nos tisons. Soeur, fais-lui compagnie. Entrez, petits moutons.
Soignons bien, ô ma mère, Son tant joli troupeau ; Donnez plus de litière À son petit agneau. C'est fait. Allons près d'elle. Eh bien ! Donc te voilà ! En corset qu'elle est belle ! Ma mère voyez-la
Soupons, prends cette chaise Tu seras près de moi ; Ce flambeau de mélèze Brûlera devant toi ; Goûte de ce laitage ; Mais tu ne mange pas ? Tu te sens de l'orage. Il a lassé tes pas.
Eh bien ! Voilà ta couche Dors-y jusques au jour ; Sur ton front pur, ma bouche Prend un baiser d'amour. Ne rougis pas, bergère, Ma mère et moi, demain, Nous irons chez ton père Lui demander ta main.
Variante du dernier couplet :
Eh bien ! Voilà ta couche Dors-y jusques au jour ; Laisse-moi sur ta bouche Prendre un baiser d'amour. Ne rougis pas, bergère, Ma mère et moi, demain, Nous irons chez ton père Lui demander ta main.
Autre variante du dernier couplet :
Eh bien ! Voilà ta couche Dors-y jusques au jour ; Laisse-moi de ta bouche Entendre un mot d'amour. Ne rougis pas, bergère, Ma mère et moi, demain, Nous irons chez ton père Lui demander ta main.

Mardi 1 Mai

Pour un 1er Mai...
par
danycab
le mar 01 mai 2007 06:00 CEST
...poètique :

Timide et coquet Je m'appelle le muguet Dans mes feuilles je me cache de peur qu'on ne m'arrache Et s'il est vrai que je porte bonheur Venez, venez je vous offre mon cœur.
...scientifique :
Le muguet est une plante vivace, qui se multiplie dans les sous-bois grâce à son rhizome traçant. Chaque brin de muguet (ou hampe) est entouré de deux feuilles. Les fleurs sont toutes disposées du même côté de la hampe. En automne, le muguet donne des fruits sous la forme de petites baies rouges.

...et pour vous toutes et tous, en espérant qu'il vous portera bonheur,

un bouquet de muguet.
Dimanche 29 Avril

Un court poème. . .
par
danycab
le dim 29 avr 2007 16:40 CEST
(mis en réserve pour un jour sans inspiration de ma part, car Pablo Neruda, lui, en avait.

L'homme voudrait être poisson et oiseau, Le serpent voudrait avoir des ailes, Le chien est un lion désorienté, L'ingénieur veut être poète, La mouche étudie pour devenir hirondelle, Le poète essaie d'imiter la mouche, Mais le chat, Ne veut être que le chat, Et chaque chat est chat, De la tête à la queue. (Pablo Neruda)
Jeudi 26 Avril

Le Chat.
par
danycab
le jeu 26 avr 2007 21:53 CEST
Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort tous les cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archer qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout es, comme un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirées comme un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.
C.Baudelaire - Les Fleurs du Mal
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