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Afficher article  Autrement dit

On peut écrire :

 

"Une fille aux yeux noisette déguste une noisette, après s'être régalée de pommes- noisettes accompagnant une noisette de chevreuil. Elle ira ensuite, si le coeur lui en dit, cueillir la noisette. Soudain un bruit inquiétant dans les taillis : un sanglier qui est en train de casser des noisettes".

 

Mais on pourrait écrire :

 

Une fille aux yeux gris roux consomme un café additionné d’une goutte de lait, après avoir fait ses délices de petites boulettes de purée de pomme de terre rissolées, servies en accompagnement de la partie la plus charnue d’une côtelette de chevreuil. Selon son humeur elle s’enfoncera ensuite dans les bois avec son amoureux. Tout à coup, un bruit l’effrayera : un sanglier fait claquer ses défenses avec fureur

 

Conclusion : ce petit jeu de mots assez laborieux reste utile pour prouver, une fois encore, la vivacité du vocabulaire.

source : Midi-Libre du 9 septembre 2007

 

 

Mon souhait :

Ne nous laissons surtout pas envahir par la «culture texto»,  ce serait dommage...

 

 

Afficher article  Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard.

 

Vous connaissez les dictons relatifs à la Saint Médard (8 juin)

 

 et à la Saint Barnabé (11 juin) :  

            

 ·                   S'il pleut à la Saint Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint Barnabé ne lui donne un coup de pied ou ne lui coupe l'herbe sous le pied.

·                     Pluie à la Saint Médard durera quarante jours plus tard, à moins que la Saint Barnabé ne vienne lui couper le nez.

·                     Soleil à la Saint Barnabé, Médard a le nez cassé.                      

·                     Saint Barnabé, la journée clairette de Saint Médard, rachète.

et aussi celui-ci particulièrement imagé: "Saint Barnabé reboutonne la culotte de Saint Médard."

 

L'imagination est forte quand il s'agit de justifier ou d'illustrer telle ou telle croyance, ainsi d'après les bretons (source : Midi Libre du 3/06/2007), Médard était marchand de parapluies, Barnabé vendait des ombrelles. Une année, il fit si beau que médard ne vendit pas un seul riflard. Il eut peur d'être ruiné et implora Dieu de faire tomber la pluie. Il plut pendant quarante jours, la faillite fut évitée.

L'année suivante, Barnabé qui avait fait de très mauvaises affaires, pria Dieu à son tour. Ca n'allait pas recommencer... Cette fois la pluie ne dura que trois jours. Depuis Médard et Barnabé tentent de s'arranger au mieux, il faut bien que tout le monde vive, il y a de la place pour tous.

 

Si cette histoire ne vous a pas convaincu, référez vous à la sagesse du grand Pierre Dac, qui a écrit : "Quand à la Saint Médard, il tombe de la pluie, de la neige, de la grêle, des hallebardes et de la suie, on est tranquille pour quarante jours plus tard, parce que, à part tout ça, qu'est ce que vous voulez qui tombe ? Oui, je sais, mais enfin c'est plutôt rare".

Afficher article  Extrait des Contes Populaires de la Haute Bretagne - 19ème siècle.

Les chats sorciers

Jadis les chats dont on n'avait point coupé le bout de la queue avaient coutume de s'assembler à jour fixe : on les voyait réunis au clair de lune sur quelque lande déserte, non loin des Roches-aux-Fées et des Pierres-Debout. Ils délibéraient, graves comme des prêtres à l'église, et personne n'aurait osé passer près d'eux et encore moins les déranger quand ils tenaient leurs réunions plénières. On racontait à la veillée d'étranges et effrayantes histoires à des gens assez audacieux ou assez fous pour
avoir voulu se mêler à leur société : les uns étaient morts subitement, d'autres avaient été si terrifiés de voir tous les chats darder vers eux leurs prunelles brillantes comme des charbons ardents et les regarder d'un air irrité que leurs cheveux étaient devenus blancs en une nuit, et ils tremblaient encore rien qu'en pensant aux assemblées nocturnes des matous.

Jean Foucault s'en revenait par une belle nuit de la foire où il s'était un peu attardé dans les auberges, parce que le cidre était bon cette année-là. Il était tout joyeux et marchait gaiement en chantant à tue-tête, lorsqu'au détour d'un chemin creux il aperçut tout à coup une nombreuse réunion de chats rangés autour d'une croix de pierre. Il y en avait de toutes les grosseurs, et de toutes les couleurs ; à la vue de tous ces matous, la voix du chanteur s'étrangla dans son gosier, et il se mit à trembler comme un homme qui a les fièvres, car les chats poussaient des miaulements irrités, voûtaient leurs dos souples où le poil se hérissait, redressaient leurs queues et le regardaient avec des yeux qui luisaient dans la nuit.

Sa terreur augmenta encore lorsqu'il vit le plus gros de la bande accourir vers lui : il ferma les yeux, s'attendant à être mis en pièces et récita son acte de contrition. Mais, au lieu de sentir les griffes du chat s'enfoncer dans sa chair, il s'aperçut que l'animal se frottait le long de ses jambes en faisant un ronron joyeux comme s'il avait eu envie d'être caressé. Jean Foucault ouvrit les yeux et reconnut son propre chat qui se mit à marcher devant lui, et qui tantôt le précédait, tantôt revenait vers lui et le caressait avec sa queue.

Quand Jean Foucault arriva avec son conducteur à l'endroit où était l'assemblée, les matous étaient assis tranquillement car le chat avait dit à haute voix à ses confrères : " Laissez passer Jean Foucault ".

Afficher article  Lecture.

Mes plus anciens souvenirs de lecture sont le catalogue de la Manufacture de Saint-Etienne,  "MANUFRANCE" et Sélection du Reader's Digest, qui tronaient en bonne place dans les toilettes chez mes parents;  il y avait également une revue "vaccination ou santé" qui m'a certainement beaucoup influencée... mais ça, ce n'est pas le propos.

J'ai évoqué Sélection du Reader's Digest,  pour dire que je le lis toujours, car depuis cinquante ans, chaque numéro m'apporte quelque chose; ce petit magazine au format original, peut être tour à tour, instructif, émouvant, curieux, amusant . . . Attention, je n'ai aucun intérêt à faire de la pub !

Dans le numéro de ce mois-ci,  j'ai relevé cette petite histoire que je vous livre in extenso :

" Je raconte souvent cette fable que j'attribue à Charles Péguy, sans en être bien sûr. Péguy (ou un autre ! ) se rend à la cathédrale de Chartres. Sur sa route, il croise un gars qui casse des cailloux. Il lui demande ce qu'il fait. Le gars lui répond, en pestant, qu'il fait un boulot stupide, fastidieux et mal payé de surcroît. Péguypoursuit sa route, croise un deuxième casseur de cailloux, qui lui dit : " Ma foi, je gagne ma vie en plein air, c'est mieux que derrière un bureau". Péguy avance, rencontre un troisième casseur de cailloux. Celui là rayonne de joie. Péguy lui demande ce qu'il fait et le gars répond : " Vous voyez bien ! Je bâtis une cathédrale !" Le sens qu'il donne à ses efforts lui apporte beaucoup de bonheur, car il métamorphose le réel "

Ce billet, intitulé " Métamorphoses ", est signé BORIS CYRULNIK , neuropsychiatre, psychologue dans " Psychologie Magazine "

www.selectionclic.com 

Cathédrale de Chartres

Afficher article  Citations de Khalil GIBRAN

 «Le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion.»

 

«Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t'en souviendras toujours.»

 

«C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit »

 

(Khalil Gibran (جبران خليل جبران) est, aujourd'hui, l'un des poètes du Moyen Orient les plus connus en Occident, notamment par des œuvres telles que Le Prophète. Il est né au Liban le 6 janvier 1883 à Bcharré et est décédé le 10 avril 1931 à New York,aux Etats Unis d'Amérique où il a passé la majeure partie de sa vie. Chrétien de rite maronite, son Église jugera hérétique son troisième livre, « Esprits rebelles (l'appel du prophète) », qui sera brûlé en place publique par le pouvoir ottoman. Ses autres œuvres parues de son vivant ont pour titre en français : « La musique », « Nymphes des vallées », « Ailes brisées », « Rire et larmes », « Le fou », « Livre des processions », « Le précurseur », « Les tempêtes », « Le sable et l'écume », « Jésus, fils de l'homme », « Les dieux de la terre », « L'errant » et « Le jardin du prophète ». Plus récemment ses textes divers et certains de ses précédents ouvrages ont été rassemblé sous les titres : « La voix de l'éternelle sagesse », « Merveilles et processions », « Le trésor de la sagesse » et « La voix voilée, lettres à Mary (May) Ziyadé », « L'envol de l'esprit », « Les miroirs de l'âme », « L'œil du prophète », « Les secrets du cœur » et « Visions du prophète ».)

Je n'ai lu aucun de ces ouvrages, mais les quelques citations de cet auteur que j'ai pu relever m'inciteraient à le faire . . .

Afficher article  Une petite pensée avant d'aller au lit...

J'aime bien Monsieur DUVERNOIS :

«Après tout, il faut avoir une jeunesse. L'âge où l'on se décide à être jeune importe peu...»

[ Henri Duvernois ] - La Brebis galeuse

Afficher article  APRES LA PLUIE. . .

Vient le beau temps - dit je ne sais qui - et bien c'est vrai ! Aujourd'hui, lundi, grand soleil. Les pôvres travailleurs qui ont regardé, hier, tomber la pluie derriere les vitres de leur salon verront aujourd'hui le soleil depuis leurs bureaux !

 

Afficher article  « Quand l'esclave trouve une occasion de devenir tyrаn, il nе lа rаtе раs. »

hum ! ça fait froid dans le dos. Voilà que mes vieux démons réapparaissent et que je ressors une citation d'un Monsieur que je ne connais même pas (je ferais des recherches, ça me cultivera un peu)

Il est vrai qu'aujourd'hui, il n'est pas question de cultiver le jardin : il pleut comme "vache qui pi....." si vous voyez ce que je veux dire.

Sully et moi sommes rentrés de la promenade vespérale trempés jusqu'aux os; ce que nous avions de plus sec, c'était la langue ! ! ! (expression qu'utilisait ma maman et qui dit bien ce qu'elle veut dire); en principe pour la promenarde nocturne c'est Guy qui s'y colle, donc seul Sully se trempera 2 fois aujoud'hui (ce matin ça crachouillait sans mouiller)

Pour terminer un dicton plus sympa:

" Si février n'a ni pluie ni giboulée, seront ennuyeux tous les mois de l'année." Et bé on va pas s'ennuyer!

Afficher article  " Les proverbes ressemblent aux papillons; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent "

Pour aujourd'hui, je n'ai pas attrapé de dicton. Guy est réelu à la Chambre d'Agriculture, cependant il n'est pas très satisfait de son score qu'il espérait meilleur.

 

Afficher article  Le lendemain de la Saint Blaise, souvent l'hiver s'apaise.

Nous apprécierons la véracité de ce dicton ultérieurement à moins que cela ne soit vrai que pour le lendemain, auquel cas on peut dire qu'il s'est en effet vérifié aujourd'hui où il a fait relativement beau;  les dictons sont merveilleux car on y touve tout et leur contraire.

Demain, résultats des élections à la Chambre d'Agriculture; Guy va sortir pour la 1ere fois depuis son opération... je pense qu'il va avoir une rude journée.

En ce qui me concerne je dois garder Ambre l'après midi car sa maitresse est absente; nous lirons, nous jouerons à la poupée ou à la dinette, enfin  nous nous organiserons !